Taxe de solidarité sur l'aviation

Taxe sur les jets privés en France : barème 2026 et impact

Une taxe entrée en vigueur le 1ᵉʳ mars 2025

Inscrite dans la loi de finances pour 2025 (loi du 14 février 2025), la hausse de la taxe sur le transport aérien de passagers — communément appelée « taxe de solidarité sur les billets d'avion » — a introduit un tarif propre à l'aviation d'affaires, codifié à l'article L. 422-22 du Code des impositions sur les biens et services. Faute de budget voté fin 2024, son application a été décalée au 1ᵉʳ mars 2025. Elle vise les appareils de transport non régulier d'au plus dix-neuf sièges, c'est-à-dire le cœur de l'affrètement privé.

Le barème 2026 : combien par passager ?

Le montant dépend de deux critères : la motorisation de l'appareil — turbopropulseur ou turboréacteur — et la distance jusqu'à la destination. Il s'entend par passager embarqué. Ces montants, en vigueur depuis mars 2025, sont reconduits sans changement pour la période courant jusqu'au 31 mars 2027.

Type d'appareil Destination européenne ou assimilée Destination intermédiaire (hors Europe, moins de 5 500 km) Destination lointaine (plus de 5 500 km)
Aviation d'affaires — turbopropulseur 210 € 675 € 1 025 €
Aviation d'affaires — réacteur (jet) 420 € 1 015 € 2 100 €

À titre de comparaison, un billet de ligne en classe économique acquitte 7,40 € sur un trajet européen. Le tarif réacteur longue distance — 2 100 € par passager — constitue le plafond du barème.

Comment la taxe s'applique

Plusieurs règles déterminent ce qui est réellement dû :

  • Par passager embarqué, et non par siège ni par vol : une cabine complète est donc davantage taxée qu'un voyageur seul.
  • Enfants de moins de deux ans exonérés.
  • Vols de mise en place non taxés : un vol à vide, sans passager à bord, ne comporte aucun passager taxable.
  • Correspondance de moins de 24 heures : pas de seconde taxation sur le trajet en correspondance.
  • Embarquement depuis la France : la taxe porte sur les embarquements au départ d'un aéroport français. Un vol au départ de l'étranger — depuis Genève, le Luxembourg ou Dubaï — n'y est pas soumis.
  • Turbopropulseur à moitié du réacteur : sur un trajet court, le choix de l'appareil pèse directement sur le montant.

Quel impact, un an après ?

Les premiers effets sont documentés. Selon l'étude d'impact de la direction générale de l'Aviation civile (novembre 2025), les mouvements d'aviation d'affaires sous pavillon français ont reculé de 21,8 % au troisième trimestre 2025, quand les opérateurs étrangers progressaient de 4 % sur la même période. Le rendement de la mesure pour l'aviation d'affaires, d'abord estimé autour de 100 millions d'euros, a été revu autour de 40 millions par le rapporteur du Sénat. La Cour des comptes a recommandé, en avril 2026, une évaluation indépendante de ses effets.

Le secteur, représenté par l'EBAA France, alerte de son côté sur la compétitivité et l'emploi : des estimations qui relèvent de la position d'une organisation professionnelle, à distinguer des chiffres administratifs ci-dessus.

Ce que cela change pour vos vols avec IBC Aviation

Cette taxe est désormais une composante du coût d'un vol au départ de France. Chez IBC Aviation, elle est intégrée de façon transparente au devis tout compris : aucun montant ne réapparaît après coup. Au-delà, notre rôle de courtier consiste à vous éclairer sur les paramètres qui pèsent sur le prix — type d'appareil, distance, aéroport de départ — et à organiser votre voyage, vers ou depuis la France, depuis nos bureaux de Genève, Paris, Nice, du Luxembourg, de Dubaï et de Bangkok. Pour louer un jet privé en toute clarté, nos équipes établissent un devis personnalisé sous une heure. Disponibles 24h/24 et 7j/7 :

Questions fréquentes

Quel est le montant de la taxe sur un jet privé en France en 2026 ?

De 420 € à 2 100 € par passager pour un appareil à réaction, et de 210 € à 1 025 € pour un turbopropulseur, selon la distance. Ces montants, entrés en vigueur le 1ᵉʳ mars 2025, restent inchangés en 2026.

La taxe sur les jets privés a-t-elle changé en 2026 ?

Non. Les montants applicables à l'aviation d'affaires sont reconduits. La seule évolution de 2026 — une réduction de 65 % entrée en vigueur le 1ᵉʳ juin — concerne 26 lignes d'aménagement du territoire en aviation commerciale, et non l'aviation d'affaires.

Les vols à vide sont-ils taxés ?

Non. Un vol de mise en place, sans passager à bord, ne comporte aucun passager taxable : la taxe est due par passager embarqué, jamais par siège vide.

La taxe s'applique-t-elle aux vols vers la France ?

Elle porte sur les embarquements au départ d'un aéroport français. Un vol au départ de l'étranger — par exemple depuis Genève ou le Luxembourg — n'y est pas soumis.

Qui paie la taxe, et comment ?

Elle est due pour chaque passager embarqué, hors enfants de moins de deux ans. IBC Aviation l'intègre directement dans son devis tout compris, sans supplément ultérieur.

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