Qu'est-ce que le repos d'équipage ?
Qu'est-ce que l'amplitude de travail d'un équipage ?
Un équipage n'est pas en service uniquement lorsqu'il vole. Le décompte commence dès la présentation (le « report »), bien avant le décollage, et couvre l'inspection de l'appareil ainsi que l'ensemble des contrôles avant et après le vol. La réglementation distingue trois notions :
- Le temps de service : toute tâche effectuée pour l'exploitant, y compris les contrôles après le vol.
- L'amplitude de vol (FDP, flight duty period) : de la présentation de l'équipage jusqu'à l'arrêt des moteurs après la dernière étape.
- Le temps de vol : le temps « cale à cale », du premier mouvement de l'appareil jusqu'à son arrêt.
C'est l'amplitude de vol, et non le seul temps de vol, qui détermine la plupart des limites en Europe.
Quelle est la durée maximale de service ?
En Europe, la réglementation EASA (règlement (UE) n° 965/2012) fixe une amplitude de vol maximale de 13 heures pour un équipage acclimaté débutant tôt et n'enchaînant qu'une à deux étapes. Cette limite diminue, jusqu'à 9 heures, selon l'heure de prise de service (en particulier la nuit) et le nombre d'étapes. En cas d'imprévu, le commandant de bord dispose d'une marge dite « de discrétion » de 2 heures supplémentaires (3 heures si l'équipage est renforcé) ; le repos qui suit ne peut alors jamais être inférieur à 10 heures.
Quel est le temps de repos minimal ?
Avant de reprendre du service, un équipage doit bénéficier d'un repos au moins égal à la durée du service précédent — et, au minimum, de 12 heures à la base d'affectation ou de 10 heures hors base. Hors base, ce repos doit ménager une possibilité de sommeil de 8 heures, en plus du temps de trajet et des besoins physiologiques. S'ajoutent des périodes de récupération prolongée régulières (au moins 36 heures incluant deux nuits locales).
Vols longs : équipage renforcé et repos à bord
Pour les longues distances, deux solutions permettent de dépasser l'amplitude standard. La première consiste à renforcer l'équipage en ajoutant un troisième, voire un quatrième pilote, à condition de disposer d'un espace de repos à bord — couchette ou siège fortement incliné, classé selon son confort. Cette combinaison porte l'amplitude jusqu'à 16 à 17 heures environ. La seconde, sur les liaisons avec escale technique (carburant), consiste à faire intervenir un équipage de relève qui prend le relais. Le choix d'un appareil adapté est donc déterminant : nos jets ultra long-courriers offrent ces aménagements. (Les vols à la demande peuvent relever d'un schéma approuvé propre à l'exploitant.)
Et hors d'Europe ? Le régime américain
Aux États-Unis, ce sont les règles de la FAA (14 CFR Part 135) qui s'appliquent aux vols à la demande. Le temps de vol ne peut y dépasser 8 heures pour un seul pilote ou 10 heures pour deux pilotes sur une période de 24 heures glissantes, avec au moins 10 heures de repos. C'est l'origine de la « règle des 10 heures sur 24 » souvent citée : une règle américaine à deux pilotes, qu'il ne faut pas confondre avec l'amplitude européenne. Une réforme de ces seuils est en discussion, mais n'est pas encore entrée en vigueur.
Europe et États-Unis en bref
| Europe (EASA) | États-Unis (FAA Part 135) | |
| Ce qui est limité | Amplitude de vol (report → arrêt moteurs) | Temps de vol sur 24 h glissantes |
| Limite standard | 13 h max (→ 9 h selon l'heure et les étapes) | 8 h (1 pilote) / 10 h (2 pilotes) |
| Repos minimal | 12 h à la base / 10 h hors base | au moins 10 h consécutives |
| Marge en cas d'imprévu | Discrétion du commandant : +2 h (+3 h si renforcé) | Repos allongé (jusqu'à 16 h) |
| Vols longs | Équipage renforcé + repos à bord (~16-17 h) | Équipage de relève |
Des limites cumulées
Au-delà de la journée, la réglementation européenne plafonne aussi le cumul : un membre d'équipage ne peut dépasser 100 heures de vol sur 28 jours, 900 heures par an, ni 1 000 heures sur douze mois ; le temps de service est limité à 60, 110 et 190 heures sur 7, 14 et 28 jours. Autant de garde-fous contre la fatigue.
Le repos d'équipage peut-il modifier votre planning ?
Oui, et c'est important à anticiper. Si un passager se présente avec un retard tel que la limite de service de l'équipage risque d'être atteinte, le vol peut être décalé pour laisser aux pilotes et au personnel de cabine le repos réglementaire, ou un nouvel équipage peut être mobilisé. Intégrer ces contraintes dès la préparation du vol évite les mauvaises surprises : c'est tout l'enjeu de l'organisation d'un vol privé et l'une des valeurs ajoutées d'un courtier.
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Nos équipes connaissent ces règles et les intègrent dès le devis : choix d'un appareil doté d'un espace de repos pour les longues distances, planification d'un équipage renforcé ou d'un équipage de relève, marges horaires réalistes. Pour louer un jet privé dans les meilleures conditions, elles établissent un devis personnalisé, tout compris, sous une heure. Et parce que le repos concerne aussi les passagers, découvrez nos conseils pour vaincre le décalage horaire. Disponibles 24h/24 et 7j/7 :
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Questions fréquentes
Qu'est-ce que le repos d'équipage ?
Ce sont les périodes de repos obligatoires entre deux services, imposées aux pilotes et au personnel de cabine pour prévenir la fatigue et garantir la sécurité des vols.
Quelle est la durée maximale de service d'un équipage ?
En Europe (EASA), l'amplitude de vol est plafonnée à 13 heures, et descend jusqu'à 9 heures selon l'heure et le nombre d'étapes. Aux États-Unis (FAA Part 135), le temps de vol est limité à 8 heures pour un pilote, 10 heures pour deux pilotes, sur 24 heures.
Combien de temps de repos un équipage doit-il prendre ?
En Europe, au moins 12 heures à la base d'affectation et 10 heures hors base (avec une possibilité de sommeil de 8 heures), ou la durée du service précédent si elle est supérieure.
Pourquoi un vol privé peut-il être décalé à cause de l'équipage ?
Si un retard rapproche l'équipage de sa limite de service, le vol peut être reprogrammé pour respecter le repos réglementaire, ou un nouvel équipage est mobilisé. C'est une exigence de sécurité.
Comment éviter qu'un long vol soit interrompu par le repos d'équipage ?
En renforçant l'équipage avec un pilote supplémentaire et un espace de repos à bord, ce qui porte l'amplitude jusqu'à 16-17 heures, ou en prévoyant un équipage de relève lors d'une escale technique.


